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IRL T3 2026 : nouvel indice de référence des loyers publié le 15 octobre, de combien votre loyer peut-il augmenter ?

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IRL 3e trimestre 2026 : quelle hausse maximale des loyers à partir du 15 octobre ?

L’INSEE publie ce jeudi 15 octobre 2026 le nouvel indice de référence des loyers (IRL) du troisième trimestre 2026. Très attendu par les propriétaires bailleurs comme par les locataires, cet indicateur sert à déterminer la revalorisation annuelle maximale des loyers des logements d’habitation concernés, lorsque le bail prévoit une clause de révision. Après plusieurs années marquées par une forte inflation et des augmentations importantes des loyers, l’évolution de l’IRL reste particulièrement surveillée. La nouvelle valeur de l’indice, ainsi que sa variation sur un an, seront connues lors de la publication officielle de l’INSEE.

IRL du troisième trimestre 2026 : les nouveaux chiffres

L’indice de référence des loyers du troisième trimestre 2026 s’établit à 148,06, soit une évolution annuelle de 1,57 % par rapport au troisième trimestre 2025. Cette variation constitue le plafond de revalorisation annuelle pour les baux d’habitation concernés utilisant cet indice comme référence. Il convient de rappeler que l’IRL est calculé à partir de l’évolution moyenne des prix à la consommation hors tabac et hors loyers sur les douze derniers mois. Il reflète donc une tendance annuelle de l’inflation, et non simplement les variations de prix observées au cours du dernier trimestre.

TrimestreIRL métropoleVariation annuelle
T3 2026 148,06 +1,57 %
T2 2026 148,37 +1,15 %
T1 2026 146,60 +0,78 %
T4 2025 145,78 +0,79 %
T3 2025 145,77 +0,87 %
T3 2024 144,51 +2,47 %
T3 2023 141,03 +3,49 %
Source : INSEE

Évolution de l’IRL : après la flambée des loyers, quelle tendance ?

L’évolution historique de l’indice de référence des loyers montre à quel point l’inflation influence les possibilités de revalorisation des loyers. Lorsque les prix à la consommation accélèrent, l’IRL progresse également, mais avec un décalage lié à sa méthode de calcul. À l’inverse, lorsque l’inflation ralentit, la progression de l’indice tend à se modérer progressivement. Il faut également distinguer la valeur de l’indice, qui peut continuer à augmenter, de son taux de variation annuel, qui peut ralentir. Le graphique ci-dessous permet de visualiser cette évolution sur plusieurs années et de situer le troisième trimestre 2026 dans la tendance de long terme.

[INSÉRER ICI LE GRAPHIQUE DE L’ÉVOLUTION HISTORIQUE DE L’IRL]

De combien un propriétaire peut-il augmenter le loyer de son locataire ?

La publication du nouvel IRL ne signifie pas que tous les loyers vont automatiquement augmenter. Pour qu’une révision annuelle soit possible, le bail doit prévoir une clause de révision et les conditions légales doivent être respectées. Le propriétaire doit utiliser l’indice de référence prévu au contrat, généralement celui du trimestre mentionné dans le bail. Lorsque le troisième trimestre constitue le trimestre de référence, le taux de variation annuel publié par l’INSEE fixe la hausse maximale autorisée, hors situations particulières. Si le bailleur ne demande pas la révision dans le délai d’un an suivant la date à laquelle elle peut être effectuée, il est réputé avoir renoncé à cette révision pour l’année écoulée. La hausse ne peut pas être appliquée rétroactivement.

Comment calculer le nouveau montant de son loyer ?

Le calcul de la révision annuelle du loyer est relativement simple. Il suffit de multiplier le montant du loyer actuel, hors charges, par le nouvel indice de référence, puis de diviser le résultat par l’indice du même trimestre de l’année précédente. Par exemple, pour un loyer mensuel de 800 euros hors charges, une progression annuelle hypothétique de l’IRL de 1 % permettrait une augmentation maximale de 8 euros par mois, soit 96 euros supplémentaires sur une année complète. Si le nouvel IRL ressort à 1,57 %, ce même loyer pourra être revalorisé au maximum de 12,56 euros par mois, soit un nouveau loyer de 812,56 euros, sous réserve que toutes les conditions de révision soient réunies.

Bon à savoir : pour les biens immobiliers soumis à un plafond de loyer (selon les communes), la hausse maximale liée à l’IRL n’est pas applicable, pour les loyers déjà au plafond.

Attention : les logements classés F ou G au DPE ne peuvent pas toujours bénéficier d’une revalorisation

Tous les logements ne sont pas éligibles à une augmentation annuelle de loyer. En France métropolitaine, les logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE) sont soumis à un gel des loyers dans les situations prévues par la réglementation, notamment pour les contrats conclus, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 24 août 2022. Des règles comparables s’appliquent en outre-mer selon un calendrier spécifique. Un propriétaire ne peut donc pas systématiquement appliquer la hausse de l’IRL à un logement énergivore. Les autres restrictions légales éventuelles doivent également être prises en compte.

L’IRL ne doit pas être confondu avec l’encadrement des loyers

L’indice de référence des loyers détermine la revalorisation annuelle maximale d’un loyer en cours de bail, lorsque sa révision est autorisée. Il ne fixe pas directement le montant du loyer lors d’une nouvelle mise en location. Dans certaines communes situées en zone tendue, des règles spécifiques encadrent l’évolution du loyer lors d’un changement de locataire. D’autres territoires appliquent également un dispositif de plafonnement fondé sur des loyers de référence. Ces différentes réglementations peuvent se cumuler. Un bailleur doit donc vérifier les règles applicables à son logement avant de procéder à une révision.

IRL T3 2026 : une nouvelle référence pour les bailleurs et les locataires

Avec la publication de l’IRL du troisième trimestre 2026, les propriétaires bailleurs et les locataires disposent d’une nouvelle référence officielle pour calculer les révisions annuelles des loyers concernés. L’évolution de l’indice reflète les variations de l’inflation au cours des douze derniers mois et permet de mesurer la pression exercée sur les dépenses de logement. Pour les locataires, toute hausse supplémentaire du loyer réduit mécaniquement le budget disponible pour les autres dépenses. Pour les propriétaires, la revalorisation peut contribuer à compenser une partie de la hausse des charges et des coûts d’entretien, sans pour autant garantir le maintien du rendement locatif réel. La nouvelle valeur publiée par l’INSEE permettra de mesurer l’ampleur de cette évolution pour la fin de l’année 2026.

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